Si les lecteurs avaient accordé leurs suffrages à David Foenkinos, c’est Lydie Salvayre qui reçu cette récompense mythique qu’est le prix Goncourt pour son livre Pas pleurer.
C’est en direct du restaurant Chez Drouant, comme chaque année, que le jury de l’Académie Goncourt présidé par Bernard Pivot vient d’annoncer que le prix Goncourt 2014 était attribué à Lydie Salvayre.

Mais qui est donc Lydie Salvayre ?
Elevée par un couple de républicains espagnols, cette écrivaine a grandi dans le sud de la France, ses parents ayant fuit la guerre civile qui faisait rage dans leur pays. C’est à travers la littérature qu’elle apprend peu à peu la langue française. Titulaire d’une licence de Lettres modernes, elle s’inscrit à la Faculté de Médecine et devient psychiatre. Ce n’est qu’à la fin des années 70 qu’elle commence à écrire dans des revues littéraires. Son premier roman édité chez Julliard paraît en 1990. La Déclaration est le premier d’une longue série qui l’amène aujourd’hui à remporter le plus prestigieux des prix littéraires français.
Pas pleurer
A travers ce roman, l’écrivaine rend hommage à sa mère qui a passé son adolescence dans une Espagne où régnait une violente guerre civile qui a vu s’affronter républicains et nationalistes. Pour son récit, elle a choisi d’utiliser deux voix, celle de sa mère exilée en France et celle d’un nationaliste témoin de cette guerre. Pour en savoir plus, découvrez l’article de Francetv info.
Foenkinos rate le prix Goncourt mais remporte le prix Renaudot
Favori des lecteurs, l’écrivain semble ne pas faire l’unanimité chez les critiques littéraires. Et les critiques sont parfois très acerbes envers cet écrivain qui se retrouve très fréquemment dans le top des ventes. David Foenkinos remporte malgré tout le prix Renaudot pour son livre Charlotte, une belle récompense pour cet auteur. Rappelons tout de même qu’Emmanuel Carrère n’a même pas eu les honneurs de la sélection avec son livre « Le Royaume », Bernard Pivot ayant dénoncé quelques pages de pornographie inutiles et un manque de modestie de l’auteur. Une critique bien réductrice envers l’auteur de Limonov, récit qui lui a valu le prix Renaudot en 2011.